Le nom de domaine, c'est l'adresse de votre site. Vous le garderez dix ans, il figurera sur vos devis, votre camionnette et vos cartes : autant ne pas le choisir en cinq minutes.

Court, simple à dicter, sans piège

Le vrai test est celui du téléphone : vous devez pouvoir le donner à l'oral sans l'épeler. Ça élimine les tirets, les chiffres, les abréviations et tout ce qui s'écrit autrement qu'il ne se prononce.

« plomberie-martin-13.fr » se dicte mal et s'oublie vite. « plomberiemartin.fr » passe tout seul.

Votre nom, ou votre métier ?

Les deux fonctionnent, mais pas pour les mêmes raisons.

  • Votre nom d'entreprise construit votre marque. C'est le bon choix si vous comptez développer une notoriété, ou si votre activité peut évoluer.
  • Votre métier et votre ville aide un peu au référencement et se comprend immédiatement. C'est le bon choix pour une activité très locale et très identifiée.

Attention au métier trop étroit : « pose-de-parquet-aix.fr » vous enferme le jour où vous faites aussi du carrelage.

Quelle extension

Le .fr est le meilleur choix pour une activité française : il rassure, il est encore largement disponible, et il indique clairement votre marché. Le .com convient si vous visez au-delà des frontières ou vendez en ligne à l'international.

Évitez les extensions exotiques (.pro, .site, .online) : elles coûtent souvent moins cher la première année puis deviennent chères, et elles inspirent moins confiance.

Vérifier avant d'acheter

Trois vérifications valent le quart d'heure qu'elles prennent.

  • La marque — cherchez le nom sur le site de l'INPI. Un nom déjà déposé dans votre secteur peut vous obliger à tout changer plus tard.
  • Le passé du domaine — s'il a déjà servi, il peut traîner une sanction Google. Tapez-le dans un moteur pour voir ce qui sort.
  • La lecture à voix haute — certains noms collés forment des mots involontaires. Faites-le lire à quelqu'un d'autre.

Et surtout : achetez-le vous-même

C'est le point sur lequel beaucoup se font avoir. Le domaine doit être acheté avec votre adresse e-mail, sur votre compte, et vous en êtes le titulaire. Un prestataire peut le gérer pour vous, il ne doit jamais en être propriétaire.

Sinon, le jour où vous changez de prestataire, vous découvrez que vous ne pouvez pas emporter votre adresse — et vous repartez de zéro.